Joëlle Zask : «Il faut repenser notre rapport à la nature»

Le 14 octobre 2019

Joëlle Zask enseigne la philosophie à l’université Aix-Marseille. Ses réflexions l’amènent à se pencher sur des domaines aussi différents que l’éducation, l’agriculture, les politiques culturelles ou l’écologie.

 

Elle vient de publier Quand la forêt brûle. Penser la nouvelle catastrophe écologique (Premier Parallèle, août 2019) dans lequel elle démontre que le phénomène des mégafeux (incendies en Amazonie, en Sibérie, en Californie, au Canada, en Catalogne, en Grèce, etc.), signes les plus visibles de l’ère anthropocène dans laquelle nous serions entrés, nous impose de repenser notre rapport à la nature. Spécialiste de John Dewey (1859-1952), elle s’intéresse aussi aux conditions d’une culture démocratique partagée. Elle a fait connaître en France les œuvres de ce psychologue et philosophe américain, considéré comme un pilier du « pragmatisme ».

 

Au centre de cette tradition, il y a l’enquête, c’est-à-dire la conviction qu’aucune question n’est a priori étrangère à la discussion et à la justification rationnelle. Joëlle Zask a notamment traduit l’un de ses ouvrages phares « Le Public et ses problèmes » qui permet d’aborder les problèmes politiques dans un univers incertain et qui remet le citoyen au centre de la démocratie.

Dans votre dernier ouvrage, vous vous intéressez à l’évolution des feux de forêt que vous considérez comme une émergence du monde anthropocène et que vous appelez « mégafeux ». Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est ce nouvel objet et en quoi il diffère des feux ordinaires ?

C’est une différence multiforme. Elle tient d’abord à l’étendue de ces feux, qui représentent 3 à 10 % de l’ensemble, mais sont responsables de 90 % des surfaces brûlées. Ils sont aussi très intenses : près de Marseille, j’ai vu des arbres dont les souches et les racines principales sont calcinées, cela créant de grandes cavités dans le sol. Ils dévastent tout. D’après certains rapports, 50 % des surfaces brûlées le sont de manière irréversible. Ces feux ne sont donc pas favorables à l’équilibre « naturel » de la forêt et à la biodiversité, au contraire. En outre, les mégafeux sont incontrôlables. Même le président brésilien, Jair Bolsonaro, a reconnu qu’en Amazonie, la « lutte » contre eux était perdue d’avance. Et Vladimir Poutine avait annoncé que ces feux, étant en Sibérie inextinguibles, il était inutile de dépenser de l’énergie et de l’argent à les combattre. Cet aspect vient frapper de front la croyance en la domination et la maîtrise technologique complète de la nature. Ce côté incontrôlable de ces feux fait qu’ils échappent radicalement aux projets de domination de la nature. Quels que soient les moyens utilisés (techniques, technologiques, brunes, hélicoptères, armures, capteurs, etc.), nous ne parviendrons pas à les éteindre. Le fait qu’ils commencent à s’engouffrer de plus en plus loin dans les villes est aussi un symbole de notre fragilité et de notre incapacité à les maîtriser, contrairement aux feux dirigés, d’entretien ou saisonniers. Ces mégafeux sont aussi plus fréquents et ils impactent fortement le cycle de régénération des forêts qui est déjà long : un siècle pour une forêt boréale, soixante-dix ans pour une forêt californienne, cinquante ans pour une forêt méditerranéenne. Aujourd’hui, les intervalles sont plus rapprochés entre deux mégafeux.

Vous présentez les mégafeux comme des symptômes d’une société malade. On peut le comprendre comme un signe de changement d’ère, de paradigme, si on s’intéresse au concept ou à la pensée qu’il faut mettre en œuvre pour considérer ces nouveaux phénomènes. Commençons par le symptôme, au-delà de la catastrophe qu’il constitue, que signifie-t-il selon vous ?

C’est le symptôme de l’impasse à laquelle nous ont menés nos raisonnements binaires concernant les relations homme-nature. D’un côté, il y a l’idéologie de la maîtrise de la nature, de sa domination jusqu’à sa destruction, voire du raisonnement selon lequel on pourrait substituer à la nature des technologies efficaces. C’est cette idéologie qui justifie son exploitation industrielle. Elle contribue lourdement au réchauffement climatique, cause majeure à son tour du passage au régime des mégafeux. On a pu établir qu’en Californie, les feux de forêt sont aujourd’hui 500 fois plus étendus que si le climat était resté ce qu’il était. À l’autre extrême, on a l’idée que la nature est bien faite, qu’il faut se plier à ses lois, la respecter et vivre en harmonie avec elle. C’est un récit qui n’est pas, non plus, pertinent. La vision romantique et préservationniste de la nature étant en porte à faux par rapport aux transformations anthropiques que les diverses espèces humaines, depuis deux millions d’années ont fait subir à la nature. Le mégafeu est le révélateur de la négligence à l’égard de notre nature héritée de pratiques humaines ancestrales. Car cette nature anthropisée a, de fait, besoin des soins que lui apportent les groupes humains, sans quoi elle peut s’appauvrir et cesser de se régénérer.

Le mégafeu est le révélateur de la négligence à l’égard de notre nature héritée de pratiques humaines ancestrales. Car cette nature anthropisée a, de fait, besoin des soins que lui apportent les groupes humains, sans quoi elle peut s’appauvrir et cesser de se régénérer

Votre posture est originale. Dans les penseurs de l’anthropocène, de l’après-modernité, on a, d’une part, les « collapsologues » qui disent que l’empreinte humaine et l’exploitation des milieux conduisent à une catastrophe irréversible, et d’autre part, un autre récit invitant à « réensauvager la nature ». Vous restez sur une position médiane, l’homme et la nature sont liés, à tel point que la solution réside dans un meilleur équilibre entre les deux. Il serait pourtant simple de tomber dans le récit collapsologiste quand on voit l’ampleur du mégafeu, un phénomène global comme le montrent les cartes de l’observatoire de la Terre de la NASA référencées dans votre ouvrage. Comment rester positif ?

Ces cartes de la NASA, réactualisées en permanence, montrent bien que les foyers d’incendie se rapprochent les uns des autres. Elles interrogent nos pratiques actuelles sur notre rapport à la nature. Ma position dépend du fait que le mégafeu est un signal d’avertissement très grave qui nous enjoint à transformer notre rapport au milieu, dont nous devrions prendre le plus grand soin, individuellement ou collectivement. Pour cela, nous pourrions reconsidérer les activités traditionnelles d’entretien des paysages, et aussi les réinventer, en nouant de nouvelles alliances avec des métiers savants sur le terrain (forestiers, bûcherons), avec les populations méprisées ou marginalisées par les décideurs ou les aménageurs du territoire. En Australie, par exemple, ces derniers ont développé une coopération avec les aborigènes dont l’aide est sollicitée pour prévenir les incendies et les contrôler. Par opposition à la lutte, la prévention impose une reconstruction de nos concepts de base, notamment de ceux qui touchent à la croyance en la personne de l’expert neutre et objectif. Au lieu de s’appliquer aux mégafeux, la lutte devrait viser les dispositifs étatiques, les grands pollueurs, les institutions qui empêchent les changements de paradigme et d’action dont les mégafeux montrent qu’ils sont absolument nécessaires.

Timothy Morton4, philosophe américain, propose notamment le concept d’« hyperobjet » pour distinguer des objets nouveaux qui émergent dans l’anthropocène. Le mégafeu peut-il être considéré comme un « hyperobjet », ou, en tout cas, comme un objet caractéristique de cette nouvelle ère qu’il faut appréhender en tant que tel parce qu’ils dessinent une nouvelle réalité « ontologique » que nous devons appréhender pour la comprendre et tenter de nous adapter ?

Le mégafeu est clairement un phénomène nouveau, propre à l’anthropocène, clairement lié à la crise climatique, qui doit être soigneusement distingué des feux d’entretiens, naturels, dirigés, que l’on connaît depuis toujours et dont Stephen J. Pyne5 a reconstitué l’histoire, faisant une distinction entre les feux naturels (causés par la foudre), aborigènes (ce sont les brûlages dirigés) et industriels (qui concernent la combustion des matières fossiles). Les mégafeux sont d’un autre registre, ils signalent un nouveau régime du feu de forêt. Bien que les activités humaines soient responsables de 95 % d’entre eux, ils sont aussi catastrophiques qu’un tsunami ou un tremblement de terre. Leur charge criminelle est considérable. Qu’ils soient allumés intentionnellement, comme on l’a dit au sujet des feux en Amazonie, à Bornéo, en Sibérie, qu’ils soient accidentels, en raison d’une négligence, ou liés au réchauffement climatique dont les grands pollueurs industriels sont responsables, ces feux sont, directement ou indirectement, criminels. Rien à voir avec la nature, le destin ou la volonté divine. Ils sont le symptôme de retournement des activités humaines contre l’Humanité, en tant que civilisation et en tant qu’espèce, menacée d’extinction.

Dans vos précédents ouvrages, vous avez beaucoup traité de questions à la fois de démocratie et de participation. Est-ce que vous faites un lien entre cette approche par le « care » dont vous venez de parler et ces travaux sur la participation ?

Je ne fais pas partie de ceux qui accordent à la nature ou à l’environnement un statut d’égalité avec les êtres humains. En revanche, je pense que les relations interhumaines qui s’organisent autour de la question de l’environnement n’ont pas les mêmes allures, valeurs et qualités que les relations interhumaines, qui mettent de côté les questions écologiques. Le souci d’un monde commun est aussi un souci de la nature. À partir du moment où la nature est considérée comme l’un des ingrédients des interactions humaines surgissent toutes sortes de problématiques qui souvent sont invisibles : comment la communauté va-t-elle préserver l’environnement commun et le vivre-ensemble ? Comment préserver le passé et l’avenir qui s’y incarnent ? Comment le transmettre et quelles sont les conditions matérielles de cette transmission ? Tout cela suppose d’ancrer nos espoirs et nos valeurs dans un environnement clairement identifié et partageable, et d’œuvrer pour qu’il le reste. Comme l’écrivait le grand philosophe américain Emerson : « Le paysan transforme le paysage, travaille et plante pour les générations futures. »

Cet « atterrissage » pour employer l’expression de Bruno Latour passe par l’invention d’une nouvelle forme de citoyenneté, en particulier d’un citoyen qui retrouve une forme de résonance avec son milieu, la communauté humaine à laquelle il appartient, avec l’écosystème dans lequel il s’insère. Faut-il parler de la nécessité d’une reterritorialisation, retrouver une adhérence avec le milieu naturel dans lequel on vit ? Les jardins partagés, la végétalisation des rues sont-ils anecdotiques ou d’ores et déjà des signes de cette transformation en cours ?

Enrichir le commun de manière visible et manifeste, pratiquer des activités, qui n’ont rien d’anecdotiques, dont les effets sont aisément perceptibles, comme c’est le cas des jardins partagés que j’ai étudiés dans mon ouvrage La démocratie aux champs, sont à la fois des manières pour chacun de construire son individualité et de forger une nouvelle expérience commune de la vie. On peut imaginer bien des échelles différentes à ces processus, y compris une échelle nationale ou mondiale qui permettrait aux initiatives locales de se fédérer sans perdre leurs unicités, mais en débouchant sur une union sociale plus puissante et plus consistante. Réfléchir à l’avenir et aux solutions des crises en faisant des choses ensemble, – comme, dans le cadre de la prévention des feux, entretenir un coin de forêt, débroussailler, dégager un chemin, maintenir le paysage ouvert –, relève d’une une modalité d’entente démocratique et vivante avérée et infiniment plus efficace que les formes d’entente émanant d’un simple consensus d’opinions. Il y a dans ce « faire ensemble » une cohésion, un équilibre et une satisfaction individuelle qu’on ne trouve pas dans la démocratie procédurale. Il existe, bien sûr, des conditions et des limites à ce faire ensemble : il ne doit être ni anecdotique, au sens où il serait sans effet concret, telle une illusion collective, ni détruire le milieu dont il est le site (comme c’est le cas de notre double culture à la fois impérialiste et contemplative). Dans l’idéal, il est même favorable à l’apparition de nouvelles potentialités. Il ouvre des portes et non les ferme. Il dialogue avec le milieu, l’expérimente, l’observe, provoque des changements, le transforme, mais sans le détruire. C’est ainsi qu’agissent les peuples indiens amazoniens ou les aborigènes du bush australien qui, depuis des millénaires, veillent à la nature pour assurer sa régénération tout en en tirant leur subsistance.

Je pense que les relations interhumaines qui s’organisent autour de la question de l’environnement n’ont pas les mêmes allures, valeurs et qualités que les relations interhumaines, qui mettent de côté les questions écologiques.

Dans les pistes de réflexion pour améliorer notre rapport au monde, il y a les travaux de Philippe Descola sur La composition des mondes6, qui invite à convoquer les savoirs issus d’autres cultures pour répondre aux enjeux de l’anthropocène. Quel regard portez-vous sur cette approche ?

J’aurais tendance à ne pas introduire une opposition tranchée entre « culture occidentale » (ce qui est une abstraction) et les « cultures lointaines ». Le lointain est au coin de la rue ! La civilisation industrielle s’est développée en détruisant quantité de traditions, d’habitudes, de pratiques justement « occidentales » dont beaucoup étaient démocratiques ou prédémocratiques, et qui reposaient sur la foi en un partenariat entre les êtres humains et la nature. Nous pourrions nous tourner vers cet héritage plus ou moins perdu mais qui s’incarne dans quantité de savoirs et de métiers en danger, dont celui de paysan ou celui de forestier, de bûcheron, de pisteur, par exemple. La « culture du feu » (expression corse) que ces gens maîtrisent a été attaquée aussi bien par l’aménagisme que par les visions romantiques de la nature.

Je ne suis donc pas sûr qu’il nous faille aller chercher très loin un repositionnement par rapport à la nature, car il appartient à notre passé. Nous avons dans nos contrées mêmes des éléments de réponse, comme en témoignent tous ceux qui ont une connaissance vivante de la nature, c’est-à-dire ni spectatorielle, ni dominatrice. Sans les idéaliser, il faut reconnaître que beaucoup ont des savoirs scientifiques et techniques à transmettre en ce qui concerne le gardiennage et le soin envers la nature environnante.

Vous avez pointé du doigt les défauts de politiques d’aménagement ou d’urbanisme, des choix qui ont été faits finalement sur l’utilisation et la construction du territoire. Des élus ou des collectivités qui voudraient aujourd’hui répondre à ces enjeux, cela passerait par quoi ? Est-ce qu’il faut aller sur le terrain, mobiliser le public, mettre en œuvre des enquêtes à la façon de John Dewey ?

À mon avis, qu’on en ait conscience ou pas, les politiques ne font jamais que suivre l’opinion publique. C’est plutôt au public de s’organiser autour de l’identification de problèmes communs, les faire monter en visibilité, de s’engager, et finalement de les faire valoir à leurs gouvernements locaux ou nationaux. Les solutions ne viennent pas « d’en haut ». Toutes proportions gardées, parfois les bottes des forestiers sont plus utiles pour éteindre un feu indésirable que les hélicoptères et les canadairs. Sur le terrain, les gens, en s’associant et en s’éduquant, peuvent mettre en place des pratiques de veille et de prévention, comme le débroussaillage, qui joueront à l’avenir un rôle majeur. C’est ce qui se passe de plus en plus souvent à l’échelle de la commune. Et c’est indispensable, y compris pour la revitalisation de la citoyenneté. Car, d’une part, se décharger sur les pouvoirs publics ou les services municipaux du soin de l’entretien du milieu est une habitude dangereuse de passivité et de bonne conscience. D’autre part, en ce qui concerne les mégafeux, aucune technologie, si sophistiquée soit elle, ne peut en venir à bout. Les feux meurent de cause naturelle : la pluie, la neige, l’absence de combustible, la chute du vent. Il va falloir que les gens prennent sur eux, qu’ils s’autogouvernent dans une certaine mesure, qu’ils s’associent pour conserver les biens communs et les administrer dans l’intérêt de tous.

Cette mise à distance est très caractéristique du monde moderne, de la production et de la consommation, de la division des tâches auxquelles on appartient. Aujourd’hui le citoyen estime que l’entretien du territoire ne lui revient pas, car il paie des impôts pour que d’autres s’en occupent. Comment on arrive à inverser cela ?

On peut penser que quand les gens verront les flammes ou les feux arrivés près de chez eux, ils n’attendront plus ; on n’attend pas les secours, on y va, c’est aussi cela qui fait le ciment de la démocratie, comme le remarquait Tocqueville en son tant ! En tant que personne humaine comme en tant que citoyen, chacun pourrait accorder autant de soin aux espaces communs qu’il n’en accorde aux espaces privés tels la chambre de ses enfants ou la salle à manger de son appartement. Or cette culture du soin des choses communes fait défaut. Elle est pourtant nécessaire à la prévention des grands feux, comme je l’ai dit. Les forêts sont si encombrées de bois mort et à l’abandon en raison de l’exode rural que les communes n’ont pas les budgets, ni les équipes suffisantes, pour prendre en charge leur entretien. Seul un travail partagé, du type de celui qui tend à se mettre en place pour nettoyer les plages, peut y parvenir. Des tâches d’utilité publique en quelque sorte… avec baisse d’impôt assortie ! La posture qui consiste à se dédouaner est représentative de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Les mégafeux montrent à quel point cette idéologie consumériste n’est pas adaptée à la lutte contre le réchauffement climatique. De plus, l’exploitation touristique et résidentielle de la forêt n’est pas viable non plus, d’autant qu’elle n’est sûrement pas cette chose accueillante, ressourçante, maternelle, rassurante ou originelle qu’on nous présente parfois : les cabanes dans les bois, les stages de survie, le retour à la nature, la vie simple dans les bois, sont complètement hors sujet. Quiconque a grandi près des forêts est méfiant, en tout cas très prudent.

La notion de nature cultivée est aussi dans la lignée du travail du jardinier et paysagiste Gilles Clément7…  

Ce qui m’a intéressé dans l’agriculture et la forêt, c’est la nature du lien entre production et subsistance, que l’on se place sur le court ou le long terme. Fondamentalement, il n’y a pas de civilisation sans nourriture. La nature doit à la fois accomplir son cycle, et garantir et donner la subsistance. C’est en gardant le jardin qu’Adam dans la Bible le cultive, et c’est en le cultivant qu’il le garde. Cet équilibre est essentiel. Comme le disait John Locke, très mal lu à cet égard, dans son Traité du gouvernement civil (1690), cultiver la terre, ce n’est pas en prendre, c’est en rendre !

Bio express

2000

Publication de L’opinion publique et son double, livre 1 : L’opinion sondée et livre 2 : John Dewey, philosophe du public2

2003

Traduction de l’ouvrage de John Dewey Le public et ses problèmes2

2016

Publication de La démocratie aux champs3

2019

Parution de Quand la forêt brûle. Penser la nouvelle catastrophe écologique

  1. Zask J., L’opinion publique et son double, livre 1 : L’opinion sondée et livre 2 : John Dewey, philosophe du public, 2000, L’Harmattan.
  2. Dewey J., Le public et ses problèmes, 2003, Farrago.
  3. Zask J., La démocratie aux champs, 2016, La Découverte.
  4. Morton T., La pensée écologique, 2019, Zulma ; Hyperobjets. Philosophie et écologie après la fin du monde, 2018, It : éditions et La cité du design.
  5. Stephen J. Pyne est professeur émérite à la Arizona State university. Il se spécialise dans l’histoire de l’environnement, de l’exploration, et en particulier de l’histoire du feu.
  6. Descola P., La composition des mondes. Entretiens avec Pierre Charbonnier, 2017, Flammarion ; il s’intéresse tout particulièrement à nos façons d’habiter une planète remplie de « non-humains » – plantes, animaux ou esprits. Ce faisant, il propose l’une des critiques les plus inventives du modèle occidental.
  7.  Jardins, paysage et génie naturel, Paris, Collège de France/Fayard, coll. "Leçons Inaugurales du Collège de France", 2012

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