Face à la multiplication des crises, aux contraintes budgétaires et aux attentes croissantes des citoyens, les administrations doivent repenser leurs modes d’action. Pour Gilles Duthil et Laurent Rabaté, de l’association Penser public, la transformation publique passe par un changement de paradigme : dépasser les logiques de silos, renforcer les coopérations et redonner des marges de manœuvre aux agents. Une ambition au cœur des réflexions menées pour les 30 ans de l’association qui organise un colloque vendredi 9 octobre 2026 à Marseille sur le thème du pouvoir d'inter-agir.
Vous êtes respectivement directeur de Penser public et animateur de son comité Prospective. Pourriez-vous rappeler le rôle de l’association ?
Gilles Duthil — Penser public est née en 1996, à une époque où la « fracture sociale » interrogeait déjà la relation entre les citoyens, l’État et les services publics. Nous avons refusé deux impasses : le statu quo, avec une vision figée de l’administration, et son démantèlement sous couvert d’une meilleure efficacité. Depuis trente ans, nous défendons une administration en mouvement, en partant des femmes et des hommes qui la font vivre. Notre méthode…
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