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L’IA dans l’évaluation : qui produit, qui juge, qui légitime ?

Illustration usage IA dans l'évaluation
Selon une étude de l’Observatoire des métiers du numérique, de l’ingénierie, des études et du conseil et des métiers de l’événement (OPIIEC) publiée en 2025, 59 % des entreprises du secteur conseil utilisent déjà l’IA dans leurs activités et la grande majorité des entreprises de ces branches prévoient d’y recourir davantage dans les trois prochaines années. Les usages se diffusent donc plus vite que les cadres susceptibles de les sécuriser.
©Illustration générée avec GPT-5.6 Luna.
Le 16 septembre 2026

L’intelligence artificielle (IA) générative s’invite dans l’évaluation des politiques publiques, mais touche ici au cœur du métier : produire un jugement crédible, pluraliste et légitime. Entre promesse d’efficacité, risques de biais invisibles et exigence de transparence, la profession cherche à refonder la confiance plutôt qu’à la déléguer aux machines.

L’IA s’installe dans les métiers de l’évaluation comme elle s’installe dans l’ensemble des métiers intellectuels, avec une particularité : l’évaluation de politiques publiques ne produit pas seulement de l’information, elle construit un jugement argumenté sur l’action publique, dans un cadre méthodologique et démocratique explicite. C’est ce qui fait que l’irruption de l’IA dans nos pratiques pose un problème spécifique, qui s’ajoute aux questions déjà bien identifiées par ailleurs (environnementales, sociétales, souveraineté, formation des esprits, la transformation du travail). L’évaluation…
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