La redirection écologique part d’un constat : préserver l’habitabilité ne suppose plus seulement de transformer ou d’améliorer l’existant, mais parfois de réduire, fermer, démanteler, réaffecter ou ne pas construire. Entretien avec Alexandre Monnin, co-initiateur de ce courant, à partir d’une cartographie de 74 cas de renoncements territoriaux en France.
Vous publiez une carte des cas de redirections écologiques et des renoncements territoriaux. Sur cette carte, on voit des situations très différentes. Que révèlent-elles sur la façon dont nos territoires changent ?
Cette carte montre que les territoires ne changent plus seulement par addition – construire une route, un quartier ou un équipement – mais aussi par limitation, suspension, retrait et réaffectation. Pris séparément, comme le soulignent Claire Deligant et Romain Barrallon, co-fondateurs du collectif Interstices, créé autour de démarches de redirection écologique et de soutenabilité…
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