L'habitabilité au coeur des nouveaux projets de territoire
Que reste-t-il à construire quand l’eau manque, quand les sols s’appauvrissent, quand la biodiversité s’effondre ? Comment rendre nos territoires vivables, pour les humains et les non-humains ? Comment accompagner les mutations qu’impliquent les renoncements ? Les équipes fraîchement élues à la tête des intercommunalités en 2026 héritent d’un défi inédit : garantir les conditions mêmes de la vie sur leurs territoires. L’habitabilité – cette capacité à offrir un cadre vivable à tous, humains et non-humains – doit devenir le référentiel de la nouvelle génération de projets de territoire intercommunal, celui qui doit désormais dicter toutes les décisions.
Cette nouvelle posture implique trois ruptures majeures pour le bloc local. D’abord, cesser de nier les limites : les ressources disponibles (eau, sols, climat) doivent désormais dicter les choix et non l’inverse. Ensuite, passer
du registre de la performance à celui de la robustesse : priorité au logement, à la santé, à l’alimentation – ces biens communs qui font tenir une société. Enfin, réinventer la gouvernance : l’intercommunalité devient l’échelle
pertinente pour organiser le partage équitable des ressources, en associant citoyens, experts et défenseurs du vivant.
Un dossier coordonné par David Le Bras, délégué général de l’Association des directeurs généraux des communautés de France (ADGCF).
Comité d'orientation