Urbanisme tactique : nécessaire, mais pas suffisant !

Superilla Sant_Antoni à barcelone
Le quartier de San Antoni, à Barcelone, a fait l'objet d'une large concertation avec les habitants avant de déployer des projets d'urbanisme tactique.
©© Leku Studio
Le 18 septembre 2020

Avec la crise du Covid-19, l’urbanisme tactique a été mis en avant par de nombreux acteurs comme une recette magique pour adapter les villes à l’après-confinement. Il faut dire que les clichés qui ont été diffusés sur la toile sont plutôt attirants : lieux colorés, place plus importante pour le piéton, retour de la nature en ville, etc. Mais qu’en est-il vraiment ? L’urbanisme tactique permettra-t-il vraiment de répondre à tous les enjeux qui attendent les territoires ? Pourra-t-il répondre à toutes les questions, et souvent impasses, que pose la production de la ville. Même si cette méthode a de nombreux avantages (avancées plus rapides, pilotages plus souples, coût réduit, etc.), il n’en reste pas moins qu’elle doit s’intégrer dans un processus éminemment complexe qui demande à considérer l’habitant dans la production territoriale, et de répondre à ses besoins, en constante évolution. Des États-Unis, ou a été démocratisée cette pratique, à l’Espagne, qui aide à mieux en comprendre sa production concrète, tentative de décryptage.

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