Arnaud Bontemps, co-fondateur du collectif Nos services publics et auteur de Service public ou barbarie1, et Luc Rouban, directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), explorent ce que l’on attend des services publics demain. Si Luc Rouban défend une déconcentration des services publics avec davantage de marges de manœuvre financières et un rôle repensé du politique, Arnaud Bontemps appelle à requestionner les services publics autour des besoins essentiels via une vraie refondation du pouvoir et de la responsabilité politique en lien avec les citoyens.
À quelles évolutions les services publics (écologique, numérique, socio-démographiques) doivent-ils se préparer ?
Arnaud Bontemps (A. B.) – Que l’on parle du vieillissement, de l’urgence climatique, d’immigration ou des inégalités, toutes les dimensions écologiques, sociales, numériques, vont peser sur les services publics, et nécessiter une adaptation forte dans la qualité et la capacité à y répondre. Nous risquons, dans les années à venir, d’être confrontés à une grande tension de la socialisation sur les richesses, avec des besoins de plus en plus importants et dans un contexte de…
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