Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) depuis octobre 2020, Dominique Simonnot porte un regard sans détour sur les espaces les moins visibles de l’action publique : prisons, centres de rétention administrative, hôpitaux psychiatriques, locaux de garde à vue, centres éducatifs fermés. Là où l’État enferme, son institution contrôle, documente et alerte. Dominique Simmonot, dont le mandat s’achève le 15 octobre 2026, revient sur les enseignements tirés du contrôle des lieux de privation de liberté et sur ce qu’ils révèlent des failles, mais aussi des responsabilités de l’action publique derrière les murs.
Pourriez-vous rappeler les missions et le rôle du contrôleur général des lieux de privation de liberté ?
Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté est une autorité administrative indépendante. Le mot « indépendante » est essentiel : il garantit une liberté de parole totale. Le Contrôleur général bénéficie aussi d’une immunité de fonction.
Notre mission est de vérifier que les droits fondamentaux des personnes enfermées, sur décision judiciaire ou administrative, sont respectés. Nous disposons d’un budget annuel d’environ 5,4 à 5,8 millions d’euros et d’une équipe d’une…
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