Réparer, c’est prendre soin, comprendre l’histoire des lieux et ce qui nous lie aux autres générations. Les lieux fabriquent des liens qui permettent de créer ensemble une société plus solidaire et conviviale. On parle volontiers d’une transition que l’on imagine douce et verte, mais c’est une vraie révolution qui s’annonce pour la façon dont nous pensons et construisons nos villes. Car la fabrique de la ville est au cœur des trois crises du siècle : des ressources, de la biodiversité et du climat.
« Faire la ville » au milieu des crises
Commençons par la première crise, celle des ressources. La construction de la ville épuise les ressources naturelles et énergétiques. C’est l’activité qui consomme le plus de ressources minérales et produit le plus de déchets en France. Construire au xxe siècle, c’est décaper les sols, creuser des fondations, déplacer des millions de tonnes de terre dont on ne faisait rien jusqu’à présent. C’est utiliser des montagnes d’agrégats, des mètres cubes d’eau, de l’acier en quantité et du ciment à foison pour ériger nos murs et bâtir nos infrastructures. C’est…
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