Monique Dagnaud : «La génération reset est indignée et sidérée par la vitesse des transformations»

Le 6 avril 2026

Monique Dagnaud, sociologue, directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), est spécialiste de la jeunesse et du monde numérique. Son dernier ouvrage, Génération reset. Ils veulent tout changer, fruit de plusieurs enquêtes menées en partenariat avec France Culture et Arte, ainsi qu’avec l’organisation non gouvernementale (ONG) Ashoka, dresse le portrait des trentenaires d’aujourd’hui, les fameux millennials ou génération Y, nés entre 1981 et 1996. Elle s’intéresse particulièrement aux plus diplômés.

 

Nés avec le numérique et formés dans un environnement hautement connecté, les millennials affichent un niveau d’éducation inédit. Cette génération, aujourd’hui trentenaire, porte un projet de transformation profond de la société. Au cœur de leurs revendications : la critique du capitalisme libéral, la remise en question des structures patriarcales, la défense d’une sexualité dite « fluide » et la promotion d’un rapport renouvelé au vivant.

 

Dans ce grand entretien, Monique Dagnaud explore la vulnérabilité psychique mais aussi l’incroyable énergie mobilisatrice de ces jeunes élites qui, face aux crises successives, n’ont d’autre choix que de vouloir tout réinitialiser. N’oublions pas, rappelle Monique Dagnaud, que c’est la génération reset qui va devoir gérer nombre de problèmes auxquels ils n’étaient pas préparés tels que la crise climatique.

 

Elle souligne aussi que ces jeunes cadres en quête d’utilité sociale peuvent être tentés par la fonction publique territoriale, qui répond à un besoin d’engagement de proximité et qui bénéficie encore d’une image positive et d’une confiance solide auprès de la jeunesse.

BIO EXPRESS 1978 Premier livre, Le mythe de la qualité de la vie et la politique urbaine en France : enquête sur l’idéologie urbaine de l’élite technocratique et politique, 1945-1975, issu d’une thèse à l’École des Hautes études en sciences sociales (EHESS), Éditions de l’EHES 1978 Obtention d’une bourse Fulbright pour faire de la recherche et enseigner aux États-Unis 1980 Entrée au CNRS et au Centre d’étude des mouvements sociaux 1991-1999 Membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel 1978-2007 Chargée de cours à l’Institut d’études politiques à Paris (dont elle est diplômée) 2016 Publication…
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