Et si la transformation publique commençait par la montée en compétences ?

Malgré la multiplication des laboratoires, le recours à de nouveaux outils et méthodes, comme le numérique, le design ou encore les sciences comportementales, l’innovation publique semble s’essouffler pour nombre d’observateurs et praticiens. Déficit de compétences et de reconnaissance professionnelle, freins managériaux et structurels, décalage entre moyens et ambitions, etc. Comment faire pour redonner du souffle à l’innovation publique ?

Nous avons choisi d’explorer dans ce nouveau numéro l’importance de la montée en compétences des innovateurs publics pour transformer l’action publique. Face à l’accélération des transformations (intelligence artificielle, révolution numérique, changement climatique, transition sociétale, etc.) et à la complexité de problèmes qualifiés parfois d’épineux (wicked problems), les innovateurs sont aujourd’hui à la croisée des chemins.

Au-delà des savoirs traditionnels, du diplôme ou du concours, l’enjeu est aujourd’hui de former des « professionnels apprenants » dotés de soft kills (agilité) et de mad skills (capacité à sortir du cadre) ou encore en mesure de décrypter les jeux d’acteurs dans l’organisation. Car l’innovation ne se décrète pas, c’est un processus éminemment humain et collectif bien plus qu’une question d’outils ou de méthodes.