Une application pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Le 20 février 2018

« Too Good To Go » : c’est le nom de cette application ingénieuse qui connecte en temps réel commerçants de quartier et citoyens. Objectif : réduire les invendus et les biodéchets qui en résultent.

« Savez-vous qu’un tiers de la production alimentaire mondiale finit à la poubelle ? » interroge Lucie Basch, co-fondatrice de Too Good To Go. « En France, cela représente 10 millions de tonnes de nourriture chaque année. Il y a vraiment urgence à agir », ajoute-t-elle. L’application a été conçue pour lutter contre ce gaspillage. En quelques clics, les utilisateurs repèrent sur leur smartphone les commerçants partenaires autour d’eux et commandent un panier surprise à petit prix, composé des invendus du jour. Il leur suffit ensuite de se rendre sur place en fin de journée pour le récupérer. Avec à la clé des bénéfices tangibles pour les commerçants, qui optimisent leur chiffre d’affaires tout en réduisant les émissions de CO2 liées au traitement des invendus.

Des communes engagées

L’équipe de Too Good To Go travaille souvent main dans la main avec des collectivités locales, notamment avec les services de gestion des déchets. Celles-ci constituent en effet un relais efficace auprès des commerçants locaux, qu’il s’agisse de primeurs, boulangers, traiteurs, sandwicheries, ou encore restaurants de cuisine du monde comme les sushis. En leur faisant découvrir l’application, les collectivités démontrent concrètement leur engagement contre le gaspillage alimentaire.De plus en plus de communes s’adressent ainsi spontanément à Too Good To Go pour collaborer. C’est par exemple le cas de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, qui compte désormais 16 commerçants partenaires de l’application.

Lucie Basch :  "les collectivités locales ont un vrai rôle à jouer"

Créé en juin 2016, Too Good To Go est aujourd’hui disponible dans 6 pays européens et dans une  cinquantaine de villes en France, avec environ 2 700 commerçants partenaires » indique Lucie Basch. « L’application a déjà permis de sauver 450 000 repas. C’est un bon début ! Mais nous voulons aller plus loin, avec par exemple beaucoup plus de commerçants impliqués et des actions de sensibilisation renforcées auprès des consommateurs. Je suis en effet convaincue que tous ensemble, nous pouvons avoir un impact d’ampleur sur ces enjeux qui semblent parfois nous dépasser. C’est toute la force d’un pouvoir horizontal et de l’économie collaborative. Et les collectivités locales ont, comme chacun de nous, un vrai rôle à y jouer. 

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