Souveraineté numérique : la France peut-elle encore inverser la tendance ?

Les premières Rencontres de la souveraineté numérique
Ces premières Rencontres de la souveraineté numérique se sont conclues par une table ronde sur "la souveraineté numérique, quelle stratégie nationale et européenne ?", avec Thomas Courbe, Direction générale des entreprises, Véronique Torner, Présidente de Numeum, Stéphanie Schaer, Directrice de la DINUM, Michel Paulin, président du CSF « Logiciels et solutions numérique de confiance », Clément Tonon, Haut-commissariat à la stratégie et au plan et Emmanuel Sardet, président du Cigref.
©Julien Nessi
Le 28 janvier 2026

« Aujourd’hui, la France et l’Union européenne font face à des dépendances technologiques profondes (infrastructures, composants matériels, couches logicielles, applications). Cette situation n’est plus acceptable (…). Nous devons bâtir une véritable souveraineté numérique européenne ».

 

C’est par ces mots qu’Anne Le Hénanff, la ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, a ouvert les premières rencontres nationales de la souveraineté numérique qui se sont tenues lundi 26 janvier 2026 à Bercy en présence des acteurs de l’écosystème numérique français.

 

L’occasion de présenter sa feuille de route et de lancer deux nouveaux outils : l’observatoire de la souveraineté numérique et l’Indice de résilience numérique. Cet événement a également été le théâtre de vives critiques pointant les incohérences de la stratégie gouvernementale. Entre le maintien de contrats massifs avec les géants américains et une tendance de l'administration au développement de ses propres solutions numériques, plusieurs responsables ont dénoncé un décalage entre les slogans et la réalité du terrain.

265 milliards d’euros : c'est le montant des achats annuels de services de cloud-logiciel des entreprises de l’Union européenne qui bénéficient à l’économie américaine, selon l’étude du cabinet Asterès pour le compte du Cigref[1]. Et le temps presse car ce montant pourrait atteindre 500 milliards d'euros d'ici 2030 si la trajectoire actuelle se poursuit alors que l'Europe souffre d'un sous-investissement technologique chronique — notamment en R&D et en capital-risque — face à la domination des géants américains (Google, Apple, Meta, Amazon, Microsoft…). C’est devant les principaux acteurs de…
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