Directeur scientifique de 6t bureau de recherche et président de l’École urbaine de Sciences Po, Jean-Marc Offner vient de publier le rapport Vive le périurbain ! Pour des campagnes urbaines au cœur des transitions territoriales pour le think tank Terra Nova. Alors qu’un tiers des Français y réside, cet espace demeure encore l’angle mort des politiques publiques, souvent caricaturé et masqué par la dichotomie anachronique entre ville et campagne. L’auteur appelle à un changement de paradigme urgent, en le reconnaissant comme un levier et laboratoire des transitions écologiques, sociales et territoriales.
Votre rapport souligne que le périurbain, qui représente environ 30 % de la population française, est un « territoire ignoré et pourtant central ». Comment en est-on arrivé à faire de cet espace l’« angle mort des politiques publiques » ?
Le périurbain a connu un développement très fort, avec une croissance démographique de + 63 % entre 1968 et 2011. Dès le départ, il y a eu un jeu un peu pervers. D’une part, des politiques publiques ont indirectement favorisé ce mouvement, notamment celles visant à promouvoir l’accès à la propriété, qui s’est souvent concrétisé par des maisons individuelles…
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