Crise des vocations sans précédent, « crash » démocratique, phénomène qui fragilise durablement la vie démocratique locale, les expressions alarmantes sur le nombre de démissions des maires au cours du mandat actuel foisonnent, que ce soit dans la presse1 ou au sein des assemblées parlementaires2. Selon la dernière étude de l’Observatoire de la démocratie de proximité3, 2 189 maires ont quitté leurs fonctions depuis juillet 2020 avec un pic en 2023 de 613 maires démissionnaires4. Derrière ces chiffres, qui peuvent paraître préoccupants, se cache pourtant une réalité bien plus nuancée qu’il convient de mettre en perspective.
Des chiffres qui amalgament des réalités très différentes
Tout d’abord, pour mesurer l’ampleur du phénomène de démissions des maires, il convient de replacer ces chiffres bruts dans leur contexte national. Les 2 189 démissions recensées entre juillet 2020 et juin 2025 représentent environ 6,2 % des 35 000 communes françaises. Sur un mandat de cinq ans (2020-2026), ce nombre correspond à un taux de renouvellement annuel d’environ 1,2 %. Ce pourcentage, bien qu’en légère augmentation par rapport aux mandats précédents, reste dans des proportions qui ne justifient pas l’emploi du terme de «…
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