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Les maires face aux violences

Le 26 septembre 2024

Selon le ministère de l’Intérieur, en 2022, 2 265 faits d’atteintes aux élus ont été recensés sur le territoire national, soit une augmentation de 32 % par rapport à l’année précédente. Dans 6 cas sur 10, ce sont les maires qui sont victimes d’agressions. Ces faits d’atteintes aux élus sont constitués par des menaces (26 %) et outrages (41 %), les violences physiques demeurant marginales (moins de 5 %).

 

Ces violences peuvent-elles apparaître comme des facteurs explicatifs du désengagement dans la vie publique locale et de l’augmentation du nombre de démissions d’élus ? Deux réactions de maires victimes d’agressions ou de harcèlement permettent d’en saisir les enjeux.

 

Christian Devèze, maire de Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), et Charles Massondo, maire de Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques), victimes d’agressions ou de harcèlement, ont accepté de témoigner de ces violences.

La presse locale relate que, le 10 avril 2024, des manifestants se sont opposés à la sortie des membres du conseil municipal de Cambo-les-Bains, provoquant « une bousculade au cours de laquelle le maire, Christian Devèze, a chuté et a été légèrement blessé ». Il faut rappeler que cet événement est intervenu alors que l’association des maires des Pyrénées-Atlantiques (ADM 64) a voté une motion dénonçant les violences et agressions verbales et physiques dont les élus locaux sont de plus en plus la cible. Au mois de mars 2024, la maire de Briscous, Fabienne Avensa, avait remis sa démission au…
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