Pourquoi un droit à la formation si essentiel reste-t-il si peu utilisé ? Pour Pierre Camus, sociologue à l’université de Nantes et co-président de l’Observatoire national de la formation des élus locaux (ONFEL), la réponse tient à une mécanique inégalitaire qui fragilise les élus des petites communes et renforce les mieux dotés. Un angle mort de la démocratie locale.
Pourquoi les élus locaux recourent-ils si peu à ce droit pourtant garanti par la loi ?
Parce qu’il ne suffit pas qu’un droit existe pour qu’il soit effectif. Ce que mes recherches montrent, c’est que l’un des principaux obstacles au recours à la formation par les élus locaux tient à l’inégalité structurelle des dispositifs auxquels ils peuvent accéder. Cette inégalité se retrouve aussi bien dans le droit collectif, le droit à la formation des élus locaux (DFEL) – c’est-à-dire la formation financée par la collectivité –, que dans le droit individuel, le droit individuel à la formation des élus…
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