Mobilité et déconfinement : le vélo revient au cœur de l'action publique locale

vélo piste cyclable à Paris
©Bruno Bleu - Adobe Stock
Le 1 mai 2020

La fin d'année 2019 constitue la consécration du vélo comme objet d'une politique publique. Précisément, le vélo est désormais conçu comme une réponse à la problématique de la mobilité. Le 14 septembre 2018, le Gouvernement Philippe a lancé un Plan vélo ayant pour objectif de développer la pratique du vélo en France. Le 24 décembre 2019, la loi d'orientation des mobilités est venue asseoir la finalité de ce plan. Le Gouvernement a considéré qu'il était temps de mener une réelle politique publique du vélo, dont les collectivités territoriales et leurs groupements en seraient les principaux acteurs.

 

Or, la crise sanitaire née de l'épidémie de Covid-19 est venue retarder la mise en œuvre de cette nouvelle politique publique. En raison du confinement de la population française et des conséquences qui en résultent, le vélo n'était plus au centre des préoccupations des élus locaux. Il ne faisait du reste pas l’unanimité tant l’autorisation de l’utiliser au titre des sorties dérogatoires était plus qu’ambiguë.

 

Mais le déconfinement tend à replacer le vélo au cœur de l'actualité. Après avoir été pensé comme une réponse alternative à la problématique de la mobilité, le vélo est désormais envisagé comme un moyen de mise en œuvre du déconfinement. Le ministère de la transition écologique et solidaire a annoncé un plan de 20 millions d’euros pour développer la pratique du vélo. De leur côté, de nombreuses villes, départements ou régions se sont engagés à aménager des pistes cyclables provisoires. 

 

Cet article a pour objet de présenter les enjeux du vélo pour l'action publique, notamment locale, avant, pendant et après l'épidémie de Covid-19.

A lire aussi