Police de sécurité du quotidien, la « gendarmerie connectée »

Le 19 mars 2018

Le 27 février à Issy-les-Moulineaux, Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur, a inauguré la brigade numérique, implantée à Rennes, en présence de Pierre Soubelet, préfet des Hauts-de-Seine et le général de corps d’armée Christian Rodriguez, major général de la gendarmerie nationale.

Avec la volonté de se rapprocher des citoyens, cette brigade numérique a l’ambition de simplifier les démarches des usagers en leur proposant un nouvel espace d’échanges. L'un des objectifs est de « dédramatiser le premier contact avec les forces de l'ordre ». Avec ce service, qui démarre à titre expérimental, la France suit l’exemple des Pays-Bas et de Londres, qui ont déjà engagé des actions similaires pour transformer la relation à l'usager.

La nouvelle brigade traite numériquement des fonctions de contact et d’accueil du public comparables à celles réalisées dans les brigades territoriales (hors urgences). Elle renseigne et oriente les usagers vers les services ou les télé-services les mieux indiqués pour répondre à leurs sollicitations comme le Code de la route, les procurations, le harcèlement, la radicalisation, les cambriolages...  Mais elle n'a pas vocation à enregistrer les plaintes ou à traiter les urgences qui restent de la compétence du 17 ou du 112. S’il constate que les éléments recensés sont constitutifs d'une infraction, le gendarme peut établir un procès-verbal et le transmettre au parquet territorialement compétent.

La brigade s'engage à répondre dans un délai de 24 heures aux questions des citoyens via les réseaux sociaux (message de Facebook, Twitter) ou par l'intermédiaire d'une fenêtre de tchat sur le site internet de la gendarmerie. En faisant Gendarmerie.interieur.gouv.fr, une boîte de dialogue apparaît. L'usager peut aussi noter, par un smiley, la qualité de l'échange. Plusieurs opérateurs sont présents en permanence, avec la possibilité de faire appel à des réservistes. Un dispositif qui s’inscrit dans la distribution de tablettes aux policiers et gendarmes (110 000 d'ici à 2020), avec le déploiement de caméras-piétons.

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