La sacralité de l’État, un renouveau apparent ?

La décentralisation à l’heure du système jupitérien

Les débats autour de la sacralité de l’État connaissent un regain d’actualité depuis l’intronisation élyséenne d’Emmanuel Macron, un président « jupitérien » soucieux des symboles du pouvoir et de la grandeur de l’État. Cultivant « en même temps » l’art de la communication sur les réseaux sociaux et l’échange direct avec les Français,le président n’affaiblirait-il pas la parole étatique et sa «sacralité»?

S’agissant précisément des relations entre l’État et les territoires, ce début de mandat est marqué par des signes forts de recentralisation, notamment illustrés par la contractualisation financière entre l’État et les collectivités, vécue comme une atteinte au principe d’autonomie financière des collectivités territoriales.

Cela étant, n’y a-t-il pas d’autres signes moins perceptibles témoignant d’une présence affirmée et durable de l’État dans les territoires, affaiblissant l’idéal de décentralisation ? Qu’en est-il de l’ancrage des corps préfectoraux dans les territoires, de la montée en puissance discrète des fonctionnaires de l’État à la tête des grandes collectivités ou de la capacité internationale des collectivités ?

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Réactions




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